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«Je voulais montrer qu’un réfugié a le potentiel pour apprendre une langue étrangère, travailler et s’intégrer »

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Neuchâtelroule

Photo: Rédaction neuchâteloise du Voix d’Exils – Neuchâtelroule! Soutenez cette action!

Originaire de Syrie, Yamen a travaillé pendant 6 mois dans le Programme d’insertion Neuchâtelroule, qui propose un service de location et de réparation de vélos à destination de la population locale et des touristes de passage. Cette expérience de type professionnel a permis à Yamen de faire des rencontres, de progresser dans son apprentissage de la langue française et de démontrer sa détermination à s’intégrer. Témoignage.

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Photo: Rédaction neuchâteloise

« Tout d’abord, j’ai été confronté à la difficulté d’apprendre les noms des différentes parties constituant une bicyclette, qui ont des noms différents dans mon pays d’origine, la Syrie, où l’arabe est dominant. Cependant, j’ai appris ces nouveaux mots pas à pas.

La communication avec les gens de différentes nationalités faisait partie intégrante de mon travail. C’était un grand défi pour quelqu’un qui parle seulement l’arabe et un peu de français. Ayant un vocabulaire français insuffisant, j’ai recouru au langage du corps pour expliquer certaines choses, mais ce n’était pas suffisant pour communiquer avec ceux qui ne parlaient pas le français ou quand il y avait besoin de quelqu’un qui parle l’allemand. Ces défis ont renforcé ma détermination à apprendre le français et à exploiter les opportunités de communiquer avec les ressortissants de différents pays.

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Photo: Rédaction neuchâteloise

J’ai trouvé que les Suisses ont une attitude très positive envers les demandeurs d’asile qui travaillent, et cela m’a motivé pour progresser encore. En essayant de prouver mes compétences professionnelles, à raison des dix jours de travail mensuels prévus par le Programme, j’envoyais des messages au Service neuchâtelois des Migrations pour leur faire comprendre qu’un demandeur d’asile a le potentiel pour apprendre une langue étrangère, travailler et s’intégrer. Mais il a besoin de soutien lorsqu’il arrive dans un pays étranger.

En revanche, sa vie et son équilibre psychologique peuvent se détériorer s’il n’a pas la possibilité d’apprendre la langue du pays d’accueil ou s’il reste isolé et sans travail.

En résumé, je dirai que c’était une expérience positive, vécue par un réfugié en Suisse, importante pour apprendre la langue et rencontrer des gens. »

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Photo: Rédaction neuchâteloise

Yamen Shanan, membre de la rédaction Neuchâteloise de Voix d’Exils.



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