Migrations | Sociétés

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Flash Info #291

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Illustration d'Evelina Shatalova, avec l'assistance de l'IA

Sous la loupe – Monde : Berlin et Damas travaillent à un rapatriement massif des réfugiés syriens, selon le premier ministre allemand / Chili : le président suspend la régularisation de 182’000 personnes migrantes prévue par l’administration de son prédécesseur / France : les accords du Touquet dénoncés par des ONG devant une commission d’enquête parlementaire

Monde : Berlin et Damas travaillent à un rapatriement massif des réfugiés syriens, selon le premier ministre allemand

TV5Monde, dans un article du 30 mars, explique que l’Allemagne et la Syrie ont commencé à coopérer pour organiser un rapatriement massif des réfugiés syriens vivant en Allemagne. Le chancelier Friedrich Merz a évoqué la possibilité de renvoyer 80% du million de réfugiés syriens dans les trois prochaines années. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de réduire le nombre de personnes réfugiées en Allemagne et dans un contexte de durcissement des lois migratoires dans le pays. Berlin envisage également de financer certains projets d’infrastructures publiques en Syrie à hauteur de 200 millions d’euros afin de soutenir la reconstruction du pays après des années de conflit. Le président syrien souhaite quant à lui favoriser un modèle de migration circulaire, qui permettrait aux personnes concernées de garder des liens avec l’Europe, où elles ont maintenant construit leur vie.

Cependant, cette collaboration attire de nombreuses critiques. Plusieurs organisations et associations s’y opposent, rappelant que la situation en Syrie reste instable et dangereuse. Elles estiment que ces retours sont prématurés et risqués. Le chancelier allemand a également enjoint à son homologue de rétablir l’état de droit et à respecter les droits de toutes les personnes syriennes.

Chili : le président suspend la régularisation de 182’000 personnes migrantes prévue par l’administration de son prédécesseur

Le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, a suspendu un projet de l’ancien président Gabriel Boric, selon un article du Monde du 30 mars. Le projet en question visait à régulariser environ 182’000 personnes migrantes sans titre de séjour. José Antonio Kast, de droite radicale, est fortement opposé à la politique de son prédécesseur. Selon lui, l’arrivée de personnes migrantes sans papiers est liée à la hausse de la criminalité dans le pays. Le gouvernement s’est réjoui que le projet ne soit pas encore entré en vigueur et que les autorisations n’aient pas encore été délivrées.

Le gouvernement de José Antonio Kast cherche également à utiliser les lois pour lutter contre l’immigration illégale. Cela passerait notamment par la possibilité de punir pénalement les personnes qui facilitent l’entrée illégale dans le pays et par la requalification de l’entrée illégale sur le territoire en délit. Le président chilien a promis qu’il appuierait l’expulsion de toutes les personnes migrantes sans papiers présentes au Chili. Il précise cependant qu’il ne veut pas faire d’arrestations massives, mais affirme que ces personnes devront faire face à l’État.

France : les accords du Touquet dénoncés par des ONG devant une commission d’enquête parlementaire

Selon un article de RFI publié le 27 mars, plusieurs associations ont dénoncé une politique répressive et inefficace à l’encontre des personnes migrantes à la frontière franco-britannique. Ces accusations ont eu lieu lors d’auditions organisées le 26 mars par une commission parlementaire française sur la situation de ces personnes. Selon les associations, la situation à la frontière empire de jour en jour : le territoire devient de plus en plus inhospitalier et les conditions de vie des exilés sont de plus en plus précaires. Des ONG, dont Human Rights Observer, ont signalé les expulsions régulières des camps, ainsi que la confiscation et la destruction des biens.

Les associations ont également dénoncé l’usage de méthodes policières violentes, comme les dispersions à l’aide de gaz lacrymogène, le sabotage des embarcations gonflables et d’autres violences physiques. Selon elles, ces pratiques augmentent les risques et la vulnérabilité des personnes en exil. Leur situation est très délicate car elles ne peuvent ni rejoindre le Royaume-Uni, ni être accueillies en France dans des conditions respectables. Les associations appellent à une réforme des lois et à une approche plus humaine.

Ce podcast a été réalisé par : 

Evelina Shatalova, Mossi Bigirimana, Timothée Velychko et Baptiste Cavassini

La rédaction vaudoise de Voix d’Exils

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