Sous la loupe – Suisse : plusieurs milliers de personnes manifestent à Berne en faveur de l’asile et des migrants / Monde : À mesure que le droit d’asile recule, les déplacements s’inscrivent dans la durée / Grèce : dans un centre d’hébergement fermé, des migrants « envisagent le suicide »
Suisse : plusieurs milliers de personnes manifestent à Berne en faveur de l’asile et des migrants
Selon un article publié par Le Temps le 26 septembre, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Berne en faveur du droit d’asile et des migrants. Organisée par l’association Solidarité sans frontières avec une centaine d’autres organisations, les manifestants ont rejoint la Place fédérale sous le slogan « Pas de frontières entre nous ».
Les manifestants ont dénoncé le durcissement de la politique d’asile en Suisse. Ils réclament que les droits fondamentaux, comme l’accès à la santé, à l’éducation, au travail et à une protection juridique, soient garantis à tous, quel que soit le statut de séjour. Les organisateurs demandent notamment l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention. La manifestation a également critiqué la stratégie d’asile 2027, l’initiative de l’UDC sur la protection des frontières ainsi que la réforme du Régime d’Asile Européen Commun.
Monde : À mesure que le droit d’asile recule, les déplacements s’inscrivent dans la durée
Comme l’indique le site de l’ONU le 25 septembre, plus de 117 millions de personnes dans le monde sont actuellement contraintes de fuir leur foyer à cause des guerres et des conflits. Ces crises sont aggravées par la baisse des financements humanitaires. Entre 2022 et 2025, ils ont diminué de 30 %, laissant des millions de personnes sans aide. L’article met en évidence deux crises simultanées : celle, visible, des populations déplacées et celle, plus silencieuse, d’un système international qui peine à les protéger.
L’ONU alerte également sur les difficultés liées au droit d’asile et appelle au respect du principe de non-refoulement. Barham Salih, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, souligne que le retour dans le pays d’origine ne suffit pas à résoudre les crises. Les personnes déplacées doivent pouvoir retrouver la sécurité et reconstruire leur vie. Selon lui, une solution durable passe avant tout par la paix.
Grèce : dans un centre d’hébergement fermé, des migrants « envisagent le suicide »
Comme le rapporte France 24 dans un article du 25 septembre, les conditions de vie du centre fermé pour personnes migrantes à Sintiki, dans le nord de la Grèce, sont vivement dénoncées. En août dernier, près de 400 personnes détenues dans ce centre, principalement originaires d’Égypte et du Bangladesh, ont lancé un appel au secours dans une lettre ouverte. Certaines affirment être enfermées depuis plus d’un an et dénoncent le manque de nourriture, d’eau et de sanitaires.
Dans cette lettre, plusieurs personnes migrantes décrivent une profonde détresse et disent même envisager le suicide. Une médecin et ancienne députée grecque alerte aussi sur les problèmes d’hygiène et la propagation d’infections. Sous couvert d’anonymat, un responsable de police et un gardien dénoncent également les conditions du centre. De son côté, le ministre grec de la Migration, Thanos Plevris, assure que les conditions sont « excellentes ». Il présente le centre comme un projet pilote destiné à limiter les arrivées et faciliter les expulsions.
Ce podcast a été réalisé par :
Heritier Tusevo, Tserenkhand Puntsagdorj, Mossi Bigirimana et Simon Schachter
La rédaction vaudoise de Voix d’Exils



