Une célébration autour de l’accueil et du vivre-ensemble à Sainte-Croix
Le 20 juin 2026, le foyer EVAM de Sainte-Croix a célébré la Journée mondiale des réfugiés dans une ambiance conviviale et chaleureuse au Cinéma Royal. Au-delà de la commémoration, cette rencontre a été marquée par des danses, des moments de partage et de nombreux témoignages de gratitude adressés aux professionnels du foyer. Les habitants de Sainte-Croix, venus participer à l’événement, ont également répondu présent, contribuant à faire de cette journée un véritable moment de rencontre entre la population locale et les personnes en quête de protection.
Chaque année, le 20 juin, le monde célèbre la Journée mondiale des réfugiés. Cette journée trouve son origine dans les efforts de la communauté internationale pour protéger les personnes contraintes de fuir leur pays à cause des guerres, des persécutions ou des violences. Après l’adoption de la Convention relative au statut des réfugiés par les Nations unies en 1951, plusieurs initiatives ont vu le jour afin de sensibiliser le public à la situation des réfugiés. En décembre 2000, l’Assemblée générale des Nations unies a officiellement proclamé le 20 juin « Journée mondiale des réfugiés », dont la première édition a été célébrée en 2001 à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Convention de 1951. Depuis lors, cette journée rend hommage au courage et à la résilience de millions de femmes, d’hommes et d’enfants contraints de reconstruire leur vie loin de leur foyer.
À Sainte-Croix, cette célébration s’est déroulée dans un esprit de fraternité. Demandeurs d’asile, collaborateurs de l’EVAM et habitants de la commune se sont retrouvés au Cinéma Royal pour partager un moment placé sous le signe du respect, de la rencontre et de la solidarité. Cette occasion a permis de rappeler que derrière chaque parcours migratoire se trouvent des personnes avec leur histoire, leurs épreuves, mais aussi leurs aspirations et leur volonté de construire un avenir.
Une ambiance festive et un esprit de partage
Dès leur arrivée, les résidents du foyer EVAM ont contribué à créer une ambiance joyeuse et colorée. Nombreux étaient les demandeurs d’asile qui avaient choisi de porter leurs plus belles tenues pour marquer l’importance de cette journée. Hommes, femmes et enfants affichaient des sourires radieux, heureux de partager ce moment avec les habitants de Sainte-Croix, les collaborateurs du foyer et les invités présents.
L’événement a également été rythmé par de nombreuses animations culturelles. Des chansons ukrainiennes ont été interprétées avec talent, tandis que plusieurs enfants sont montés sur scène pour offrir des prestations musicales chaleureusement applaudies par le public. Les danses africaines ont quant à elles apporté une énergie particulière à la célébration, entraînant les spectateurs dans une ambiance festive et multiculturelle qui a illustré la richesse des différentes origines représentées au sein du foyer.
La réussite de cette journée doit également beaucoup à l’engagement d’Elham Heidarpour, assistante sociale au foyer. Son implication dans la préparation et la coordination de l’événement a été largement saluée par les résidents et les collaborateurs. Grâce à son investissement et son attention portée aux participants, cette célébration a pu se dérouler dans les meilleures conditions et offrir à chacun un moment de partage et de reconnaissance.
Tout au long de la journée, l’atmosphère de fraternité, les échanges entre les participants et la diversité des prestations ont fait de cette célébration un moment particulièrement réussi, reflétant les valeurs de solidarité, d’humanité et d’inclusion portées par la Journée mondiale des réfugiés.
Une équipe saluée pour son engagement
Au cours de la journée, plusieurs résidents ont exprimé leur reconnaissance envers les membres de l’équipe du foyer EVAM de Sainte-Croix, dont l’engagement contribue à créer un environnement où chacun peut trouver écoute, repères et dignité.
Beaucoup ont tenu à remercier Elham Heidarpour pour sa disponibilité, son professionnalisme et la qualité de l’accompagnement qu’elle offre aux résidents. L’un des demandeurs d’asile présents à l’événement a souligné l’impact positif de son travail : « Elle est toujours souriante, elle prend le temps de nous orienter dans nos démarches et cherche à résoudre les difficultés que nous rencontrons avec beaucoup de respect. Elle nous traite avant tout comme des êtres humains. Son soutien nous aide à garder confiance et à avancer malgré les incertitudes de notre situation. »
Les résidents ont également salué le rôle essentiel de Philippe Rogers, secrétaire du foyer, apprécié pour son accueil, sa patience et sa disponibilité. De nombreux remerciements ont de plus été adressés à l’équipe de l’Unité de Soins aux Migrants (USMi) pour l’attention portée à la santé physique et psychologique des résidents. Une résidente a notamment confié que cette équipe savait écouter les préoccupations de chacun, les accompagner avec professionnalisme et offrir une présence rassurante au quotidien.
Enfin, plusieurs témoignages ont salué l’engagement du directeur du foyer, Andreas Zurbrügg, pour son sens du dialogue et sa volonté de maintenir un climat respectueux au sein du foyer : « Il cherche toujours des solutions lorsqu’un problème se présente et veille à ce que chacun soit traité avec équité », a confié l’un des résidents.
Une journée porteuse d’espoir et tournée vers l’avenir
La Journée mondiale des réfugiés 2026 à Sainte-Croix aura permis de mettre en lumière la capacité de chacun à reconstruire un avenir malgré les épreuves et les incertitudes liées à l’exil. Elle a également démontré qu’il est possible de créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’un obstacle.
Pour de nombreux demandeurs d’asile, cette journée restera le souvenir d’un moment où ils se sont sentis pleinement reconnus comme des membres de la communauté. Pour les habitants et les professionnels présents, elle aura été l’occasion de découvrir des parcours de vie marqués par le courage, la persévérance et l’espoir.
Dans un monde souvent confronté à la division, cette journée a finalement montré qu’il demeure possible de construire des ponts plutôt que des frontières.
Mossi Bigirimana et Bernice Koly
Membres de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils



