Migrations | Sociétés

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Flash Info #300

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Photo : Hosny Salah - Pexels

Sous la loupe – Liban : sous les bombes israéliennes, les réfugiés palestiniens sont confrontés à l’incertitude, à la pauvreté et à la mort / Libye : les personnes noires se terrent, terrifiées par la traque aux personnes migrantes qui sévit dans le pays / Monde : un juteux business autour des demandes de visas

Liban : sous les bombes israéliennes, les réfugiés palestiniens sont confrontés à l’incertitude, à la pauvreté et à la mort

La guerre menée par Israël au Liban aggrave considérablement la situation des réfugiés palestiniens vivant dans le pays, comme le rapporte Association France Palestine Solidarité dans un article du 5 juin. Environ 250’000 réfugiés palestiniens résident au Liban, où la majorité vit déjà dans une grande précarité. Les bombardements et les ordres d’évacuation au sud du pays ont forcé des milliers de personnes à quitter une nouvelle fois leur lieu de vie, ravivant le traumatisme de l’exil vécu depuis la Nakba de 1948. Les conditions de vie dans les nouveaux camps se détériorent rapidement : chômage, dépendance à l’aide humanitaire et difficultés d’accès aux services essentiels. Les enfants sont particulièrement touchés par l’anxiété liée à la guerre et aux déplacements répétés. L’ONU estime à 1,2 million le nombre de personnes déplacées depuis le début de la guerre.

Les camps du sud du Liban ont subi d’importants dégâts et plusieurs réfugiés palestiniens ont perdu la vie dans les attaques. Face à l’augmentation des besoins, l’UNRWA peine à répondre à toutes les demandes en raison de contraintes financières. Malgré ces difficultés, des formes de solidarité entre Palestiniens et Libanais se développent pour soutenir les familles déplacées.

Libye : les personnes noires se terrent, terrifiées par la traque aux personnes migrantes qui sévit dans le pays

Ce 5 juin, InfoMigrants rapporte qu’une « chasse aux migrants » a actuellement lieu en Libye et vise particulièrement les ressortissants originaires des pays d’Afrique subsaharienne. La police armée mène des raids massifs et des arrestations à domicile, dans les rues ou sur le lieu de travail. Elle effectue des rafles et envoie les gens en prison. Ces violences visent toutes les personnes noires, que les policiers inspectent à la recherche de personnes migrantes. Les persécutions deviennent également structurelles : il est depuis peu interdit de louer un logement à une personne originaire d’Afrique subsaharienne ou de donner du travail aux personnes étrangères. Les personnes réfugiées interviewées craignent également de se faire agresser par des jeunes libyens ou par des gangs.

La situation s’est aggravée à la suite d’une campagne massive de désinformation et d’incitation à la haine raciale sur les réseaux sociaux, où circulent des appels ouverts à la violence et aux meurtres. En plus des opérations d’interpellations massives, des manifestations populaires contre les personnes migrantes ont été organisées devant les bureaux du HCR.

Monde : un juteux business autour des demandes de visas

Une enquête internationale révèle les difficultés rencontrées par de nombreuses personnes africaines dans leurs démarches de demande de visa, selon un article de RFI publié le 8 juin. Au cœur du système se trouve VFS Global, une entreprise indienne chargée par 71 gouvernements de gérer les demandes de visas. Si l’entreprise affirme faciliter les procédures, de nombreux usagers dénoncent un processus coûteux, complexe et parfois opaque.

L’enquête montre que VFS Global a fortement augmenté ses bénéfices grâce à la vente de services supplémentaires payants, comme les notifications par SMS ou l’accès à des salons premium. Plusieurs anciens employés affirment avoir subi des pressions pour vendre ces options de manière agressive, parfois prédatrice. VFS Global affirme lutter contre la fraude toujours plus présente autour de ses activités et rappelle que les rendez-vous sont gratuits sur son site officiel. Pour plusieurs observateurs, le problème dépasse toutefois l’entreprise et résulte aussi des politiques migratoires restrictives de certains États, qui créent une forte demande et alimentent le mécontentement des demandeurs de visas.

Ce podcast a été réalisé par : 

Mossi Bigirimana, Timothée Velychko et Pauline Chakoua

La rédaction vaudoise de Voix d’Exils

photo : Hosny Salah – Pexels

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