Bob Dylan’s song “Blowin’ in the Wind“

The dead body of Aylan Kurdi. Freedom House Domaine public

The dead body of Aylan Kurdi. Freedom House Domaine public

Still asks the same burning questions half a century later

As an teenager in the seventies, living thousands miles away from the US, and belonging to a totally different culture, I was, like millions of American youths , fascinated by Bob Dylan and Joan Baez’ songs. I was particularly impressed by Dylan’s song  “Blowin’ in the Wind“, which was written in 1962 and soon afterwards transcended into a legend and became the anthem of civil rights movement and protests marches against the war, injustice and racism, in a period the US was deeply involved  in Vietnam war. The song’s popularity grew so much that it was marked in 2004, number 14 on Rolling Stone magazine’s list of the “500 greatest Songs of All Time“.

There has been a great deal of controversy recently over naming Bob Dylan winner of 2016 Nobel Prize for literature, but this is another matter. Personally, I have been pondering, what kind of message did the Swedish academy want to send to the world by making this choice, in these turbulent times where mankind faces a crossroad ? Did the academy want to say that the world today confronts threats of apocalyptic dimensions: wars, terrorism, mass immigration , environmental disaster etcetera ? That we are, more than any other time in history, in utmost need of promoting public awareness, peace, and humanity, as well as exposing injustice and hypocrisy , just as Dylan did in his song “Blowin’ in the Wind“ ? As a matter of fact, I don’t know. But what I do know for sure is that “Blowin’ in the Wind“ is still asking the same hard and burning question 55 years later:

How many roads must a man walk down Before you call him a man?

How many seas must a white dove sail Before she sleeps in the sand?

Yes, and how many times must the cannon balls fly Before they’re forever banned?

Five and half decades have passed since those days. Has the world become a safer and better place? Has the proxy wars, regime change policies, atrocities, committed under false slogans of human values and democracy, disappeared or diminished ? Has the hypocrisy and the lies of the politicians changed? The answer is as easy to find, as the words of the song which has never lost neither its poignancy nor its urgency.

Yes, and how many years can some people exist

Before they’re allowed to be free?

Yes, and how many times a man can turn his head

And pretend that he just doesn’t see ?

Why do the world leaders always turn a blind eye and deaf ear to all these atrocities: in Afghanistan, Iraq, Libya, Syria and Yemen for example? Over six years, (1) “Syria’s civil war has created the worst humanitarian crisis of our time. Half the country’s pre-war population – more than 11 million people – have been killed or forced to flee their homes.” How long should a man suffer and endure? How often these injustices will happen?

Ironically, president Obama, who started with Nobel Peace Prize, is now ending his presidency by leaving behind a record of eight years of uninterrupted wars ,(2) having dropped 26.171 bombs on 7 nations around the world in 2016 alone ! Why ? Is there really no answer to the world peace? Yes. There is, and it is always there as Dylan says “Blowin’ in the wind“ and within the reach of everyone who wants to see and grab it, but the real problem is that no one is willing to ?

Yes, and how many times must a man look up before he can see the sky?

Yes and how many ears must one man have Before he can hear people cry?

Yes, and how many deaths will it take ’till he knows That too many people have died?

The answer, my friend, is blowin’ in the wind The answer , is blowin’ in the wind

There is timeless wisdom in the simple words and lyrics of this song. It is as pertinent today as it was in the sixties. Dylan presents us with the vices of our world, as Shakespeare did 500 years before in his wonderful sonnet No. 66 “Tired with all these, for restful death I cry“, but Shakespeare leaves a space for hope.

What about us ? We the innocent victims of these premediated wars ? Is there any space for hope ? Yes, there must be one. There is no other choice !

 Hayrenik DONO

13 January, 2017

Membre de la réduction vaudoise de Voix d’Exils

Infos:

Listen to Blowin’ in the Wind here

Footnotes:

  1. “Quick facts: What you need to know about the Syria crisis “ (Mercycorps Oct.13,2016 )
  2. Micah Zenko , ” How Many Bombs Did the United States Drop ” in 2016 ,(Council on Foreign relations , Jan.05,2017)



« Blowin ‘in the Wind »

Le corps du petit Aylan. KurdiFreedom House Domaine public

Le corps du petit Aylan. Kurdi Freedom House Domaine public.

 La chanson de Bob Dylan qui pose toujours les mêmes questions brûlantes un demi-siècle plus tard

Adolescent dans les années 1970, vivant à des milliers de kilomètres des États-Unis et appartenant à une culture totalement différente, j’étais, comme des millions de jeunes américains, fasciné par les chansons de Bob Dylan et Joan Baez. Particulièrement impressionné par la chanson de Dylan « Blowin’ in the Wind », qui, écrite en 1962, a transcendé la légende pour devenir un hymne du mouvement des droits civiques et des manifestations contre la guerre, l’injustice et le racisme, dans une période où les États-Unis a été profondément impliqué dans la guerre du Vietnam. La popularité de la chanson a tellement augmenté qu’elle a été placée, en 2004, au quatorzième rang de la liste du magazine Rolling Stone des « 500 plus grandes chansons de tous les temps ».

Beaucoup de controverses ont récemment alimenté le débat autour du prix Nobel de littérature 2016 remporté par Bob Dylan. Personnellement, j’ai réfléchi à quelle sorte de message l’académie suédoise voulait envoyer au monde en faisant ce choix, en ces temps turbulents où l’humanité est à un tournant de son histoire. Voulait-elle rendre compte que le monde d’aujourd’hui affronte des menaces de dimensions apocalyptiques: guerres, terrorisme, migrations de masse, catastrophes écologiques, etc.? Que nous soyons, plus que tout autre moment de l’histoire, dans le plus grand besoin de promouvoir la conscience publique, la paix et l’humanité, ainsi que d’exposer l’injustice et l’hypocrisie, tout comme Dylan l’a fait dans sa chanson « Blowin’ in the Wind » ? Des questions brûlantes que posaient déjà le texte de Bob Dylan 55 ans auparavant.

Combien de routes un homme doit-il parcourir

Avant que vous ne l’appeliez un homme?

Oui, et combien de mers une colombe dit-elle traverser

Avant de s’endormir sur le sable?

Oui, et combien de fois doivent voler les boulets de canons

Avant d’être interdits pour toujours?

Bob Dylan, « Blowin’ in the Wind »

Cinq décennies et demie se sont écoulées depuis ces mots. Le monde est-il devenu un endroit plus sûr et meilleur? Les guerres par procuration, la politique de changement de régimes et les atrocités commises sous de faux slogans des valeurs humaines et de la démocratie, ont-elles disparu ou diminué? La réponse est aussi simple que le sont les paroles de la chanson qui n’a jamais perdu son poignant ni son urgence.

Oui, et combien d’années doivent exister certains gens

Avant qu’il leur soit permis d’être libres?

Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête

En prétendant qu’il ne voit rien?

Bob Dylan, « Blowin’ in the Wind »

Pourquoi les dirigeants mondiaux font toujours la sourde oreille face à toutes ces atrocités: en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen par exemple? Pendant six ans, (1) «la guerre civile en Syrie a créé la pire crise humanitaire de notre temps. La moitié de la population d’avant-guerre du pays – plus de 11 millions de personnes – a été tuée ou contrainte de fuir leur foyer. Combien de temps un homme doit-il encore souffrir ? Combien de fois ces injustices vont-elles à nouveau se produire ?

Ironiquement, le président Obama, qui avait commencé son mandat en 2009 avec un autre prix Nobel, celui de la paix, a mis fin à sa présidence en laissant derrière lui un record de huit années de guerres ininterrompues, (2) ayant lâché 26.171 bombes sur 7 pays étrangers dans le monde en 2016 seulement!

Pourquoi ? N’y a-t-il vraiment pas de réponse à la paix mondiale? Oui, il y en a une devant nous « soufflant dans le vent » comme le dit Dylan et à la portée de tous ceux qui veulent la voir et la saisir, mais le véritable problème est que personne n’est enclin à le faire.

Combien de fois un homme doit-il regarder en l’air

Avant de voir le ciel ?

Oui, et combien d’oreilles doit avoir un seul homme

Avant de pouvoir entendre pleurer les gens ?

Oui, et combien faut-il de morts pour qu’il sache

Que beaucoup trop de gens sont morts ?

La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,

La réponse est soufflée dans le vent.

Bob Dylan, « Blowin’ in the Wind »

Il y a une sagesse intemporelle dans les paroles simples de cette chanson. Elle est aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 60. Dylan nous présente les vices de notre monde, comme l’a fait Shakespeare 500 ans auparavant dans son merveilleux sonnet n ° 66 « Lassé de tout, j’invoque le repos de la mort», mais Shakespeare laisse un espace d’espoir.

Et pour nous? Les victimes innocentes de ces guerres préméditées ? Y a-t-il un espace pour l’espoir?

Oui. Il doit en y avoir un. Il n’y a pas d’autre choix !

Hayrenik DONO

Le 13 janvier 2017

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils

 

Références :

Bob Dylan, « Blowin’ in the Wind » cliquez ici pour écouter la chanson

1-“Quick facts: What you need to know about the Syria crisis “ (Mercycorps Oct..13,2016 )

2-Micah Zenko , ” How Many Bombs Did the United States Drop ” in 2016 ,(Council on Foreign relations , Jan.05,2017)