Des procédures d’asile accélérées dès le 1er mars

Christophe Tafelmacher (à gauche) Mamadi Diallo (à droite). Photo: Eddietaz / Voix d’Exils

Interview de Christophe Tafelmacher sur Radio Django

L’entrée en vigueur de la modification de la loi sur l’asile le 1er mars 2019 prévoit une accélération des procédures d’asile qui se dérouleront désormais au sein de six centres fédéraux. Quels sont les enjeux de cette révision de la loi sur l’asile? Pour en parler, nous recevons sur Radio Django Christophe Tafelmacher, avocat indépendant, spécialiste du droit de la migration et du droit de l’asile.

Ecoutez l’interview ici

La rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Photos de l’émission:

Christophe Tafelmacher (à gauche) Mamadi Diallo (à droite). Photo: Eddietaz / Voix d’Exils

 

Christophe Tafelmacher (à gauche) Mamadi Diallo (à droite). Photo: Eddietaz / Voix d’Exils

 

De gauche à droite; Chstophe Tafelmacher, Mamadi Diallo (Voix d’Exils). Fabien Honesberger (Radio Django). Photo: Eddietaz / Voix d’Exils

 

Pour aller plus loin:

Révision de la loi sur l’asile, article publié dans Voix d’Exils le 10 janvier 2019.

 




Monter une entreprise pour gagner son autonomie

 

Hélène Bayeux, directrice exécutive de la IFPD (à droite) avec une participante du projet Alter-Start. Photo : MHER/Voix d’Exils

Alter-Start : un incubateur pour entrepreneurs migrants dans le Canton de Vaud

La Fondation Internationale pour la Population et le Développement, mène un projet – Alter-Start – qui accompagne les migrants motivés par l’entrepreneuriat. Alter-Start organise à Lausanne des modules de formation pour les participants et les soutient dans toutes les étapes de la création de microentreprises.

La Fondation Internationale pour la Population et le Développement (IFPD), créée en 1999 et basée à Genève, soutient les communautés vulnérables dans les pays en développement et en Suisse. Ses projets ont pour objectif de créer des sources de revenus pour les bénéficiaires de la Fondation qui ne sont pas autonomes financièrement. L’IFPD est une organisation à but non lucratif et dépend de dons pour le financement de ses projets.

Depuis octobre 2017, la fondation mène le projet Alter-Start qui s’attaque au faible niveau d’activité économique des migrants dans le Canton de Vaud, en les aidant à créer leur propre emploi pour gagner leur autonomie financière. En tant qu’incubateur pour les entrepreneurs migrants, le projet les accompagne pendant deux ans au maximum dans toutes les étapes de la création de leur microentreprise. Plus précisément, Alter-Start organise des modules de formation où les participants acquièrent toutes les compétences nécessaires : de la formulation des objectifs à leur réalisation. Le projet soutient également les participants au niveau pratique et de manière personnalisée. Hélène Bayeux, la directrice exécutive de l’IFPD, m’a expliqué les détails des activités d’Alter-Start.

Les deux phases d’accompagnement

Durant la première phase, les participants bénéficient d’un suivi très rapproché, d’une durée de huit mois maximum. Ils reçoivent un accompagnement personnalisé pendant deux heures tous les vendredis. Pendant ces rencontres, les différentes étapes de la création de microentreprise sont abordées avec des outils très conséquents : l’idée est réfléchie s’il n’y en a pas encore, les produits ou les services proposés sont affinés, et le business plan est fait. Spécifiquement, la cible des clients est envisagée, l’étude de marché et de l’état de la concurrence est menée, les stratégies de communication et de marketing sont développées et la gestion budgétaire est planifiée. Les produits ou les services sont positionnés au mieux sur le marché, considérant leur valeur ajoutée, comme la dimension sociale de l’idée (amélioration de la situation du migrant) et, si possible, sa sensibilité aux questions écologiques.

Alter-Start propose aussi aux participants des cours intensifs de français et des formations métiers, y compris : professionnelles et reconnues ou offertes par le secteur associatif dans lequel le projet a des partenariats. Au-delà des formations et en collaboration avec ses partenaires, Alter-Start propose aussi une réintégration professionnelle au cas où la démarche d’entrepreneuriat est interrompue.

Dans la deuxième phase d’accompagnement, le projet pilote est lancé pour une durée de six mois. Les produits ou les services sont testés sur le marché. L’entrepreneur comprend la réalité et les difficultés de son marché. En parallèle, les besoins de financement sont identifiés. Alter-Start essaye de mettre le participant face aux trois sources possibles de financement : (1) le donateur (argent offert à l’entreprise en donation), (2) l’investisseur (argent investi dans l’entreprise dans un but de profit) ou (3) le prêt d’honneur. Le dernier est un crédit sans garanties, et l’argent accordé n’est pas réclamé en cas d’échec. En outre, Alter-Start est en contact avec deux institutions financières susceptibles de proposer des microcrédits. Au terme de la phase pilote, l’accompagnement est beaucoup moins rapproché et continue en fonction des besoins.

Les participants

Les participants d’Alter-Start sont les migrants titulaires du permis F et B qui ont le niveau de français B2 (minimum) et une compétence clé au centre de leur idée. Depuis le début du projet, il y a eu 15 participants dont : 10 sont régulièrement présents et trois sont dans la phase pilote. Parmi les projets qui ont abouti, deux syriennes ont créé ensemble une entreprise œnologique et traiteur (dégustation de vin et cuisine syrienne). J’ai rencontré Jessy, l’une de ces Syriennes, ainsi que d’autres participants qui m’ont raconté leur histoire.

Alter-Start. Bérangère et Jessy (à droite). Photo : MHER/Voix d’Exils.

Jessy participe au projet depuis 9 mois. Elle a eu l’idée de créer un service traiteur de cuisine syrienne. A Alter-Start elle a appris les règles appliquées dans son domaine, a étudié l’expérience d’autres entreprises, et a reçu l’accompagnement de son instructrice, Bérangère, pour la préparation d’une étude de marché et de concurrence, du design, du business plan, des brochures publicitaires, l’analyse des coûts et des prix ainsi que la recherche de financements.

Alter-Start. Jamal (à gauche) Rocio (au centre) et Laura (à droite) . Photo : MHER/Voix d’Exils

Jamal vient de l’Erythrée et participe au projet depuis 10 mois. Il a suivi des cours de couture, puis a développé son idée d’entreprise autour de son métier. A Alter-Start il a reçu l’accompagnement de ses instructrices : Laura et Rocio, pour la recherche des locaux et la préparation d’un business plan, des brochures publicitaires et la recherche de financements.

Alter-Start. Bouchaib (à gauche) et Magali. Photo: MHER/Voix d’Exils

Bouchaib vient du Maroc et participe au projet depuis une année. Il a l’idée de créer un service traiteur de cuisine méditerranéenne avec livraison à domicile écologique (sans plastique) pour les personnes âgées à Sainte-Croix dans le canton de Vaud. A Alter-Start il a amélioré ses compétences en communication, a déjà créé un petit réseau et a reçu l’accompagnement de son instructrice, Magali, pour la préparation d’un business plan, des brochures publicitaires et la recherche de financement. Il sera prêt à démarrer son entreprise après avoir trouvé un financement.

MHER

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Informations

Vous pouvez prendre contact avec l’IFPD ici




L’intégration des jeunes migrants en difficultés

Radio Django 15.01.2019. Mamadi Diallo et Grégoire Tafelmacher. Photo: Eddietaz/Voix d’Exils

Vaud – La Fondation Le Relais initie une nouvelle structure: la JAD-R

Lorsqu’on parle d’intégration des personnes migrantes, on fait très souvent référence à une population adulte. Mais qu’en est-il des jeunes ? Une nouvelle structure vient d’être créée – la JAD-R – de la Fondation Le Relais qui a pour but d’accompagner les jeunes migrants en difficulté dans le parcours de leur intégration. Pour en parler, Mamadi, membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils, reçoit Grégoire Tafelmacher, travailleur social à la JAD-R sur le plateau de Radio Django.

Ecoutez l’interview en cliquant ici

La rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Radio Django 15.01.2019. Photo: Eddietaz/Voix d’Exils

 

Radio Django 15.01.2019. Photo: Eddietaz/Voix d’Exils




Vaud, une légende et un pivot

Auteur: spiritime / pixabay.com / CC0 Creative Commons

Extrait inédit du Méli-mélo & la magie des mots –  Soft poésie lyrique

A la croisée des chemins,

Nous retrouvâmes, Vaud

Une esquisse aux mains,

Nous fonçâmes droit devant

Venant d’ailleurs, de ces pays chauds

Lèse de nos droits, jusqu’au seuil d’un caniveau

Qui d’entre, une liberté déguisée ou un cachot

Ainsi est l’état, aux mains de charlatans

Pour des pépètes, des larbins nous tirent des javelots

Quelle couleur, quelle audace et quel culot ?

Jonché de représailles, de tortures et de brûlures de chalumeaux

L’expression libre désavouée, mais pas pour sitôt

Le sentiment de dégoût, d’Alger, d’Afghanistan ou à Sarajevo

Bienvenue, bienvenue à Vaud

Je n’ai d’yeux que pour Vaud

Par instinct, j’atterris par défaut

Un destin obscur, scellé sans grands maux

Dans mon canton,

La béatitude tient bon

Mieux vaut se mettre sur ce banc

Et contempler ce fond,

L’éclat de la splendeur éblouit à tout moment

Après la grisaille, suivra un soleil de plomb

Projetant des rayons, du haut de la colline jusqu’au Léman

Un amour sans préjugé et un amant

Dans un décor brut que partagent les vignerons

A l’image d’une couronne, cintrée de diamants

Aussi fût, ma vision et mon serment

De Nyon à Chillon

De Gryon à Moudon

Des prairies s’alignent

Par des tracés et des lignes,

Inondées de pieds de vignes,

Plantées une par une,

Des mains des hommes et des femmes, qu’on reconnaît sur leurs mines

A jamais, des êtres fiers et dignes

Garants des traditions et préservants des coutumes

Que j’en suis fier, sans que je m’indigne

Bienvenue, bienvenue à Vaud

Vaud, le canton qui vaut

Vaud, le canton qui prévaut

Une légende et un pivot

 

Arslan Zoheir Bouchemal

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils




Magie de Noël

Petit Papa Suisse, n’oublie pas nos permis de tranquillité !

Collage réalisé par la rédaction valaisanne de Voix d’Exils

La rédaction valaisanne de Voix d’Exils