Le Refugee Food Festival offre la chance à des chefs cuisiniers migrants de révéler leurs talents

La Buvette des Bains sert les assiettes nigérianes. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Cuisine, découverte, partage et intégration : les leitmotivs d’un festival original et novateur

L’Association Food Sweet Food en collaboration avec le l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (le HCR) a organisé la première édition Suisse du « Refugee Food Festival » qui s’est tenue du 11 au 15 Octobre 2017 à Genève. Ce festival a mobilisé cinq restaurants qui ont confié leurs cuisines à des chefs réfugiés migrants pour faire découvrir au public des plats traditionnels de leur pays.

Le Refugee Food Festival a débuté en France il y a maintenant trois ans et 2017 marque la première édition Européenne. Le festival s’est tenu cette année dans des grandes villes comme : Paris, Athènes, Madrid, Amsterdam, Rome, Milan. Une édition spéciale pour Noël se tiendra du 18 au 24 décembre à Strasbourg. Cet événement culinaire célèbre les saveurs des cuisines du monde. Cette initiative novatrice et originale rencontre un franc succès. Des chefs cuisiniers réfugiés sont accueillis par des restaurants locaux pour concocter et servir des repas traditionnels l’espace d’un service. Du 11 au 15 octobre, ce sont cinq adresses genevoises qui ont confié leurs cuisines à des chefs et des cheffes d’origines syrienne, érythréenne, sri lankaise, tibétaine et nigériane.

 

L’assiette nigériane proposée aux bains des Pâquis

Le jeudi 12 octobre, la rédaction vaudoise de Voix d’Exils s’est rendue à la buvette des Bains des Pâquis pour déguster les plats concoctés par le chef Nigérian Timothy Desmond Eze. Sur le coup de midi, la buvette s’est très vite remplie. « L’assiette nigériane » était ajoutée au menu et mise sur un pied d’égalité avec les autres plats. Le cuisinier invité dans le cadre du festival a proposé deux plats typiquement nigérians: l’un à base de poulet et l’autre végétarien. Les deux plats ont régalé les visiteurs, car plus de 600 assiettes ont été servies pour le plus grand plaisir du public.

La Buvette des Bains. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Promouvoir la cuisine comme moyen d’intégration professionnelle

Un des buts que poursuit le festival est de favoriser par la cuisine l’accès à l’insertion professionnelle de personnes réfugiées. Il mobilise donc des cuisiniers confirmés ou en voie de confirmation, qui ont fait le pari de la cuisine pour s’insérer dans leur pays d’accueil. Il a vocation à fédérer une communauté de volontaires et de restaurateurs qui s’engagent dans différents pays à promouvoir l’insertion professionnelle de personnes réfugiées dans le milieu de la restauration. Chaque Refugee Food Festival est ainsi un tremplin vers l’emploi pour les chefs qui ont l’opportunité de démontrer leurs talents.

Julia Dao interviewée par Lamine. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils.

Changer le regard sur les réfugiés

Un autre objectif du festival est de contribuer à faire évoluer les regards sur le statut de réfugié, en améliorant la compréhension de leur statut, en valorisant les chefs qui y participent ainsi que le patrimoine culturel qu’ils ont à partager. Le festival vise à montrer que derrière la « crise des réfugiés », il y a des femmes et des hommes qui ont des talents, des métiers, des savoir-faire qui ne demandent qu’à être révélés pour contribuer à enrichir leur pays d’accueil. Cette initiative citoyenne défend un état d’esprit positif, valorisant, vertueux, allant à l’encontre de discours parfois misérabiliste ou de perceptions anxiogènes de l’arrivée de réfugiés.

Timothy Desmond Eze en cuisine. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Rencontres culturelles, culinaires et humaines

Le Refugee Food Festival est également un moment convivial et fédérateur, car la cuisine est une formidable porte d’entrée sur le monde et sur l’autre. Elle permet de rassembler des citoyens de tous horizons autour d’un bon repas avec des menus savoureux, originaux, qui sont concoctés avec de bons produits. Ce moment convivial et fédérateur se retrouve aussi dans les cuisines, lorsque les cuisiniers réfugiés rencontrent le personnel des restaurants qui les accueillent et qu’ils mettent en commun leurs savoir-faire culinaires.

Mylène et Lamine

Membres de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils

« Triomphe de l’ananas » ou « Être ou ne pas être » – commentaire

Les habitués des Bains des Pâquis ont eu l’opportunité de découvrir la cuisine nigériane. « L’assiette nigériane » était présentée sous deux

formes : pour les omnivores et pour les végétariens. Le plat végétarien a eu le plus de succès. L’ananas, exposé solennellement sur l’assiette, excitait l’imagination et incitait à aller voir le cuisinier.

Timothy Desmond Eze. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils

A première vue, c’est un homme avec un charisme digne du pirate Long John Silver, le personnage de fiction du roman de Robert Louis Stevenson « L’Île au trésor », devant lequel (pour être bien accueillis) on devait chanter :

“Fifteen men on the dead man’s chest

…Yo-ho-ho, and a bottle of rum!”

Mais, en réalité, on a découvert que Timothy Desmond Eze est un jeune homme modeste, souriant et ouvert, très loin de Long John Silver. Et si décrire la vie actuelle de Timothy revenait à poser la question « Être ou ne pas être ? » Être un cuisinier en Suisse ou ne pas l’être ? Pour ce Nigérian, c’est une question essentielle, parce qu’il ne perd pas l’espoir de pouvoir vivre de son métier en Suisse.

Mylène

Interviews des organisateurs de l’édition genevoise du Refugee Food Festival sur Radio Django

Julia Dao et Brice Ngaramba interviewés par Lamine à Radio Django. Photo: rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Le 17 octobre 2017, Voix d’Exils a invité les deux organisateurs du Refugee Food Festival de Genève : Brice Ngaramba, porteur du projet, et Julia Dao, responsable communication du bureau Suisse du HCR, pour un interview sur les ondes de la Radio Django.

Vous pouvez écouter l’interview en cliquant ici

Lamine

 

 




Une Bibliothèque vivante à Romainmôtier

Photo 1 : arrangement des postes pour les dialogues avec les intervenants. Photo : Voix d’Exils

Vaud – La manifestation Migration in Mind a réuni plus d’une centaine de visiteurs pour une approche 360° de la migration.

Le 3 septembre 2017, la Résidence d’artistes Arc, l’association Romainmôtier Contemporain et l’espace dAM en collaboration avec le ciné-club Croy et la cinémathèque Suisse ont organisé Migration in mind: un événement artistique participatif autour de la migration dans la maison des moines à Romainmôtier.

Cet événement artistique était basé sur le principe de la rencontre et du dialogue. Il portait sur 28 sujets différents liés à la problématique de la migration. Des rangées de petites tables éclairées avaient été installées, autant de postes pour favoriser les rencontres et les échanges. Cela a permis de proposer des tête-à-tête de 30 minutes autour d’un thème précis, d’une expérience donnée ou d’un savoir pointu préalablement choisi par le visiteur ou le lecteur. Des hôtes (artistes, migrants, spécialistes de la migration, chercheurs, organisateurs, autorités, etc.) spécialisés dans divers domaines  sélectionnés et établis sur de nombreux postes ont accueilli chaque visiteur ou lecteur, l’invitant au dialogue interpersonnel.

Photo 1 : arrangement des postes pour les dialogues avec les intervenants. Photo : Voix d’Exils

S’en est suivi des projections de films ayant pour thème « la migration » sélectionnés par Caroline Fournier et Miguel Alarcon du Ciné-club Croy, en collaboration avec la Cinémathèque Suisse.

Cette manifestation artistique a favorisé des rencontres et des échanges solidaires.

Rencontre avec Sébastien Mettraux, artiste peintre et membre de l’Espace Voie 3 de la gare de Vallorbe

Sébastien Mettraux, artiste peintre

Lors de Migration in Mind, la rédaction de Voix d’Exils a rencontré Sebastien Mettraux, un artiste peintre de l’Espace Voie 3 de la gare de Vallorbe, commissaire de la première exposition sur l’art contemporain (expositions sur les machines «Ex Machina» : une série de 21 peintures à l’huile) qui a eu lieu du 21 mai au 18 juin à Vallorbe et co-organisée avec le centre d’art d’Yverdon. Celui-ci nous raconte l’histoire de la gare qui est un symbole de puissance suisse :

«La gare de Vallorbe, édifice centenaire qui fut autrefois la 6ème plus grande gare du pays, fait partie de la vingtaine de lieux programmés dans le canton de Vaud pour les journées du patrimoine 2017 autour du thème «l’héritage du pouvoir». Les dimensions démesurées de ce bâtiment visaient à impressionner le voyageur lors de son arrivée en Suisse, cette ancienne gare internationale a été construite comme un symbole de puissance. L’exposition réunit les travaux de 6 artistes. Leurs sculptures et peintures dialoguent avec ce lieu historique et questionnent son rapport à la notion de pouvoir. Les œuvres présentées font référence à de nombreuses anecdotes de l’histoire du lieu : autrefois chantier colossal défiant la nature, zone frontière et de contrôle, lieu de passage international de l’Orient Express.»

Lamine

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils

Diversités des intervenants lors de la manifestation

De nombreux corps de métiers et domaines d’activités étaient représentés à Migration in Mind. Parmi ceux-ci, participaient des spécialistes de domaines suivants : histoire, politique, humanitaire, biographie, arts vivants, plantes invasives, tourisme, architecture, exil, géologie, chorégraphie, photographie, militantisme, sociologie, bénévolat, etc.

En plus de toutes ces personnes, ont participé des représentants de Voix d’Exils : Omar, Niangu et Lamine. Ils ont évoqué leur expérience de Voix d’Exils et témoigné des conditions de vie des requérant d’asile en Suisse.

L.S

 

 




FESTIV’ARTE ou l’art comme outil social

Festivarte

L’association METIS’ARTE organise la 3ème édition du FESTIV’ARTE qui se tiendra du 1er au 3 septembre 2017 au centre socioculturel lausannois Pôle Sud 

Ce festival propose une palette d’activités autour de l’art comme outil social. La diversité culturelle sera mise célébrée à travers des spectacles de théâtre, de danse, des concerts de tous genres, une batucada festive qui s’emparera des rues de Lausanne, une exposition d’artistes locaux et des ateliers.

Née en 2005, l’association METIS’ARTE est le fruit d’une rencontre entre différentes cultures et d’une collaboration entre des professionnelles du social et du milieu artistique en Suisse Romande.

Le programme du festival se trouve ici

Mike

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils

 

 




Le journal de #MadameÉtrangère

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

Les épisodes du  23 mai au 8 juin 2017

Découvrez chaque semaine, sur le profil Facebook de Voix d’Exils, les pensées farfelues, parfois brutes mais toujours sincères de Madame Étrangère, une requérante d’asile vivant dans le Canton de Vaud.

Mardi 23 mai 2017

****Je suis moche****

Merci l’herpès. Je suis moche. Du coup, j’ai été trop surprise quand, dans le métro, un gars a voulu faire ma connaissance. Probablement, mon herpès me donne un air sans prétentions, et de plus, il m’ajoute de la sensibilité et de la fragilité. Peut-être que mon herpès ne méritait pas mon dédain. Qui sait ? A chacun son fantasme… Pour moi la plus excitante partie de corps masculin, c’est le dos. Se trouver derrière un bon dos, c’est se sentir sous la protection de son possesseur. Sous une protection malgré l’herpès. En fait malgré tout.

 

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

Mercredi 24 mai 2017

****L’un des les plus beaux endroits****

Demain, c’est le jeudi de l’Ascension, après vendredi et tout de suite le week-end. Quatre jours de bon temps bien ensoleillé pour un bon repos. En profiter ! Mais où aller ?

Des maisons pleines de tranquillité sont plongées avec délicatesse dans une forêt. Les oiseaux chantent des sérénades et des plantes, des plantes, des plantes partout. Le meilleur moment pour visiter ce paradis, l’un des plus beaux endroits à Prilly, c’est le mois de mai.

L’hôpital psychiatrique de Cery.

Bienvenue !

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

Vendredi 26 mai 2017

****Il n’y a plus de paradis****

Je suis allée à Cery. Tout est à sa place : il y a une forêt, il y a des plantes, il y a des fleurs, mais il n’y a plus de paradis ! Les grands travaux de construction l’ont avalé, ont léché le fond de la casserole, l’ont digéré et ont éructé.

Il n’y a plus de paradis.

Je me suis querellée avec mon meilleur ami. Quand tu vis très loin de ton pays, chaque ami vaut son poids en or. La perte d’un ami, c’est une petite mort, tu es un assassin et une victime, un cadavre et un fossoyeur.

Il ne m’a rien dit de grave, je ne lui ai rien répondu de grave. Et voilà deux imbéciles.

Il n’y a plus de paradis.

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

Lundi 29 mai 2017

**** Je suis comme une chienne ****

Ma copine Lara m’a annoncé qu’elle va à l’école étudier le français, enfin elle a obtenu une place. La connaissance de la langue ouvre des portes. Parfois des portes très inattendues. Les cours de français pour les étrangers proposent un français stérile, après ces cours tu arrives à comprendre des enseignants ou même la série « Hercule Poirot», mais les films modernes et les conversations dans la rue restent incompréhensibles.

Et s’exprimer, c’est une embuscade.

Après six mois d’étude, l’enseignant encourage son élève « Oh ! Madame vous parlez déjà bien le français ! » Elle essaie de répondre, pas simplement, mais joliment… presque poétiquement, en même temps démontrant qu’elle n’a pas oublié comment transformer un mot masculin dans une forme féminine (italien – italieNNe, musicien – musicieNNe) « Non, Monsieur le Professeur… Pour l’instant je suis comme une chieNNe, je comprends tout mais je ne parle pas. »

Le prof sourit. Il sourit gentiment, trop gentiment…

Du coup je dois m’adresser aux enseignants et lancer un appel :

Camarades!

Le beau français ne sert qu’à aller voir des médecins, acheter des produits et lire Voltaire et Hugo, mais aussi pour se tenir au courant de la vie moderne ! Elargissons le programme d’enseignement et haussons-le à un nouveau niveau pour permettre aux étrangers de s’intégrer vite et bien !

Bien sûr, il faudra coordonner les modifications avec le Ministère de l’Education. Je propose d’ajouter des questions supplémentaires au test final du niveau B2. Exemple :

Ajoutez les lettres manquantes dans la phrase suivante :

Sa…ré puta…n  bord…l  de merd… !

Expliquez les expressions suivantes et donnez des exemples de situations où on peut les utiliser correctement.  

  1. Rien à foutre
  2. Coup de foudre
  3. Va te faire foutre

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

Jeudi 8 juin 2017

****Le minimum estival****

L’été. Pour qu’il soit mémorable, il faut avoir le minimum estival: un pique-nique, une piqûre de moustique, une grillade, une gueule de bois et une baignade.

À Lausanne il y a deux options : les piscines et le lac Léman.

Le partisan du lac: « dans l’eau naturelle je suis un être humain, alors que dans la piscine je me sens comme une sardine dans une boîte ! C’est moche et humiliant!»

Le partisan des piscines: « se baigner dans la même eau où des poissons baisent ?! C’est dégueulasse ! »

Mon budget extrêmement modeste m’a soufflé à l’oreille « attraper des champignons à la piscine, c’est trop cher pour nous. »

Donc cet été, on va rejoindre les poissons obsédés.

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

Auteure: Madame Etrangère

Auteure: Madame Etrangère

 

 

 




Voix d’Exils expérimente les arts de la scène

Photo: Evi et Georgi

Photo: Evi et Georgi

La rédaction vaudoise brûle les planches les 20, 21 et 22 mars

Les 20, 21 et 22 mars, la rédaction vaudoise de Voix d’Exils présentera son spectacle intitulé Micro Ouvert aux classes de français de l’EVAM. Si l’événement est une expérimentation artistique qui comprend des chants, poèmes et sketch humoristique, et qui vise à offrir aux requérants d’asile un moment de joie, la démarche poursuit également l’objectif de développer chez les acteurs des compétences transversales indispensables à leur intégration socioprofessionnelle.

« Au départ, personne ne voulait participer. Je me rappelle notamment que pour Fatima, il était catégoriquement hors de question de monter sur scène. Aujourd’hui, c’est elle qui chante le plus fort et qui mène la chanson de clôture du spectacle. Elle m’a raconté que ses enfants, ayant appris qu’elle chantait, lui ont demandé si elle avait perdu la tête. Finalement, tous les membres de la rédaction sont présents et prennent beaucoup de plaisir à participer à ce projet », relève Omar Odermatt, responsable de la rédaction de Voix d’Exils.

 

Photo: Evi et Georgi

Photo: Evi et Georgi

Une rencontre artistique

Micro Ouvert est un projet réalisé par et pour des requérants d’asile. D’ailleurs, il a pour toile de fond leur quotidien et la totalité des thèmes ont été proposés par les rédacteurs et rédactrices de Voix d’Exils. Multimédia, multilingue et pluridisciplinaire, Micro Ouvert mêle musique, poésie et sketch humoristique. Ce spectacle est né d’une rencontre artistique entre deux guitaristes: Niangu Nginamau, rédacteur à la rédaction vaudoise de Voix d’Exils et Nicolas Kalbfuss civiliste à l’EVAM et coordinateur du projet. C’est à partir de ce duo que le spectacle s’est progressivement échafaudé pour finalement intégrer la totalité des rédacteurs et rédactrices de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils. Un vrai projet d’équipe dans lequel chacun a pu prendre part à sa réalisation. Le sketch «Bunker Palace», entièrement conçu par la rédaction, illustre tout à fait cette création de groupe. Le spectateur surprend un requérant d’asile en pleine conversation sur Skype avec un membre de sa famille resté au pays. Alors qu’il lui fait miroiter une intégration plus que réussie, la réalité de sa condition finit par le rattraper… Le tout est présenté de façon très humoristique, avec des montages photo et vidéo en arrière-plan. Car, rappelons-le, Voix d’Exils, c’est avant tout un programme d’activité spécialisé dans le domaine du journalisme et du multimédia.

Photo: Evi et Georgi

Photo: Evi et Georgi

Développer des nouvelles compétences

Au-delà de la dimension artistique et altruiste de la démarche, la réalisation d’un tel spectacle poursuit aussi des objectifs de développement de compétences personnelles. Pour les bénéficiaires, il s’agit de développer des compétences artistiques, mais aussi et surtout des transversales en expérimentant d’autres formes de communication que les formes classiques du média voixdexils.ch, comme l’écriture ou la photo. « Travailler en groupe, s’exprimer dans une langue étrangère, monter sur scène, parler devant un public, oser aller vers l’autre et s’ouvrir: pour les participants, c’est un excellent challenge. Cela demande du courage au départ mais permet, au final, de développer la confiance en soi », explique Omar Odermatt. Et ces compétences transversales sont, bien entendu, indispensables en vue d’une intégration socioprofessionnelle réussie.

Le spectacle Micro Ouvert sera présenté aux classes de l’EVAM les lundi 20, mardi 21 et mercredi 22 mars 2017, à 16h au Restaurant du bâtiment de Chavannes 33 1007 Lausanne.

Mélanie Brenzikofer

Contributrice de Voix d’Exils

Plus d’infos:

Dates du spectacle Micro Ouvert:

  • Lundi 20 mars 2017: 16h, Restaurant de l’EVAM, bâtiment Chavannes 33
  • Mardi 21 mars 2017: 16h, Restaurant de l’EVAM, bâtiment Chavannes 33
  • Mercredi 22 mars 2017: 16h, Restaurant de l’EVAM, bâtiment Chavannes 33, représentation avec l’intervention de l’atelier Jeux de rôle de l’EVAM

Entrée libre, soyez les bienvenus!

Ecoutez l’émission de Radio Django consacrée au spectacle Micro Ouvert en cliquant ici