Raconter la migration en ligne

Une partie de la rédaction de Voix d’Exils, qui se définit comme une « équipe multiculturelle aux compétences très différentes ». Photo: Sonia Imseng / Le Courrier

Reportage au cœur de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils, un média en ligne intercantonal qui met en lumière la migration, sous toutes ses facettes

Un très bel article de Sonia Imseng paru dans Le Courrier du 21 juin 2018  à découvrir ici

 




Des vacances de rêve

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Que font les requérants d’asile durant les vacances d’été?

C’est bientôt les vacances d’été. Certains d’entre nous ont déjà des projets pour passer des moments inoubliables. Mais que font les requérants d’asile durant cette période ? Comment les familles affrontent-elles la période des vacances avec un budget très modeste et des moyens très limités ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? Quelles sont les astuces pour quand même vivre de jolis moments ? Une émission animée par Anush le mardi 19 juin sur Radio Django a écouter ici.

 




Formation, emploi, intégration

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Interview de Madame Anne Poffet, responsable du Bureau d’Insertion Professionnelle du Canton du Valais

 « Nous y arriverons »-« Wir schaffen das ». Tel fut l’engagement d’Angela Merkel, chancelière de la République allemande, quand elle ouvrit ses frontières, en septembre 2015, à près d’un million de réfugiés. Madame Anne Poffet, responsable du Bureau d’Insertion Professionnelle (BIP) à Sion, dans le Canton du Valais, exprime la même volonté de réussir, face à la rédaction valaisanne de Voix d’Exils venue à sa rencontre. Là s’arrête la comparaison. Car après, à chacune ses responsabilités et ses armes face aux hommes, au temps et à l’espace.

Voix d’Exils : Pouvez-vous nous présenter le BIP ?

Madame Anne Poffet : Le BIP est un bureau d’insertion professionnelle mis en place à l’intention des personnes relevant du droit d’asile en Valais. Nous sommes installés dans des bureaux au centre-ville de Sion depuis une année et demi, et regroupés en deux structures : le Service promotion de la Croix-Rouge Valais qui s’occupe des personnes avec un permis de réfugié F ou B et la plateforme emploi de l’Office de l’asile qui s’occupe des permis N ou F admission provisoire. Nous sommes six collaborateurs à plein temps pour aider et accompagner toutes ces personnes de l’asile à trouver du travail.

Photo: rédaction valaisanne de Voix d’Exils. Anne Poffet (deuxième depuis la gauche) entourée des rédactrices et rédacteurs de la rédaction valaisanne

VE : Quelles sont les opportunités offertes ici ?

A.P : Il y a des différences selon le permis que vous avez : pour les permis N, en premier emploi, il y a six domaines d’activités autorisés: la santé, l’agriculture, l’économie domestique, l’hôtellerie-restauration, la boucherie, et la boulangerie. Attention, il n’est pas possible de passer par une agence de travail temporaire pour un premier emploi. Le premier travail doit être une activité lucrative (le bénévolat ou la participation à un programme de formation ne sont pas pris en considération).

Les permis F, F réfugiés et B sont autorisés selon leurs compétences à exercer dans tous les domaines d’activité sans restriction.

Je tiens à signaler que chez nous, en Suisse et en Valais, 75% des embauches se font grâce au réseau. C’est pour ça qu’il est important de faire des stages, pour rencontrer des gens, se faire des contacts.

VE : Avec un CFC est-on sûr d’avoir un travail ?

A.P : Non, mais c’est une bonne clé. Le salaire sera plus élevé pour une personne qui a un CFC que pour une personne qui n’en a pas.

VE : Comment peut-on demander le soutien du BIP ?

A.P : La demande de soutien au BIP passe toujours par l’assistant(e) social(e). Ce dernier doit vérifier certains critères avant d’inscrire son client au BIP. Il doit notamment voir s’il y a des possibilités de garde d’enfants pour les familles monoparentales, vérifier que le niveau de langue est suffisant (minimum A2), que la personne n’a pas de problèmes de santé physique ou psychique empêchant l’exercice d’une activité lucrative et que la personne est motivée et proactive dans son insertion professionnelle

VE : Est-il possible de trouver du travail en dehors du canton, le BIP s’implique-t-il ?

A.P : Nous avons le mandat d’aider les personnes qui habitent en Valais et qui veulent travailler en Valais. Pour travailler à l’extérieur du canton, avec un permis B, les démarches seront plus faciles qu’avec un N. Dans tous les cas, les administrations cantonales sont impliquées et c’est le canton de l’employeur qui prend la décision finale; le BIP aidera le candidat à remplir les papiers nécessaires.

VE : Y a-t-il une limitation d’âge pour accéder à certaines formations ?

A.P : il n’y a pas de limitation d’âge. Il y aura toujours un niveau de maîtrise de la langue selon les études à entreprendre. On exigera au moins le niveau B1 pour le CFC. Pour l’Université : B1, B2, voire C1. La principale difficulté, pour une personne plus âgée, c’est de se rendre compte que les cours vont vite, et qu’elle sera assise sur les bancs aux côtés de personnes bien plus jeunes !

VE : Pouvez-vous nous parler de la collaboration entre le BIP et l’EVAM de Lausanne par rapport à la formation dans le domaine de la santé?

A.P : Oui, l’EVAM propose un Certificat d’auxiliaire de santé sur 6 mois spécialement pour les personnes migrantes. Jusqu’ici, deux ou trois places par session sont réservées aux candidats valaisans et, en échange, les Vaudois peuvent obtenir des places dans les formations en Valais, notamment dans l’agriculture.

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VE : Peut-on devenir son propre patron ?

Mme A.P : Pour les permis N, ce n’est pas possible en premier emploi. Et pour les permis F et B, il faut faire une demande spéciale accompagnée d’un business plan cohérent. qui sera soumise au Service Industrie, Commerce et Travail. Le futur entrepreneur ne recevra cependant pas d’argent du bureau ou de l’assistance, il doit investir son propre argent.

VE : Y a-t-il déjà un bilan de votre action ? Des statistiques ?

A.P : Il est difficile de parler du bilan du BIP. Il serait plus juste de parler du bilan global de tout l’Office de l’asile, car l’intégration professionnelle est une priorité actuellement. Tous les collaborateurs, qu’ils soient assistants sociaux, professeurs de français, responsables d’ateliers de formation sont, à leur mesure, des agents d’insertion. Mais voici quelques chiffres: 85% des personnes suivies par le BIP et la Croix-Rouge Valais ont été placées dans des entreprises pour des stages, et plusieurs ont trouvé un emploi fixe. C’est très encourageant.

Une grande partie de notre travail reste consacrée à informer les patrons et les employeurs potentiels – car certains ne connaissent pas toujours bien ce que nous faisons – afin de construire avec eux de solides liens de confiance.

Les efforts de l’équipe du BIP sont en train de changer les perspectives des requérants d’asile en Valais. Ce constat fait, il ne faut pas oublier qu’il répond à une demande fondamentale des requérants eux-mêmes : comme n’importe quel être humain, chacun a envie de se réaliser à travers un travail.

La rédaction valaisanne de Voix d’Exils

Ps: depuis notre entretien, la Confédération a fait passer l’aide à l’intégration des migrants de 6’000 CHF à 18 000 CHF par individu (réfugiés et admissions provisoires)




خواطر رمضانية

 

Auteur: oranfireblade – pixabay.com CC0 Creative Commons

 

مثلما الموسيقى والروائح يمكن أن تحرّك فينا أحيانا العواطف وتُعِيدنا عبر الزمن إلى الوراء، كذلك كان حلول شهر رمضان هذا العام, فقد أثار مشاعر مختلطة في نفسي، أنا غير المُسلم الساكن على بعد مئات الأميال من بلدي سوريا. 

قبل الحرب، وعلى مدى ثلاث عقود، كنت أعيش في حي متعدد الأعراق في مسقط رأسي بمدينة القامشلي بسوريا. كان جيراني المقربون من العرب والأكراد والسريان والأرمن… يعيشون في انسجام تام. ما زلت أتذكر بكثيرٍ من الود، هؤلاء الناس وأفتقدهم كثيراً.

يُعَدُّ شهر رمضان مناسبة دينية هامة تؤثر في جميع جوانب حياة المسلمين. يبدأ الصيام من الفجر إلى الغروب حيث يتم الامتناع عن تناول الطعام والشراب والتدخين لمدة 29-30 يوما.

ومع ذلك، فإن رمضان ليس شهر صيامٍ وصلاةٍ فحسب، بل أيضاً شهر مشاركةٍ وتضامن. أما بالنسبة لي، كوني مهتمٌ بالجانب الروحي الكامن وراء الأديان، كان أيضًا تجربة فريدة من نوعها. عائلتي وأنا، وكثير من غير المسلمين، كانوا ينتظرون بفرحٍ قدوم هذا الشهر مثل معظم السوريين. كان سماع دَوي مدفع رمضان التقليدي إيذانا ببدء شهر الصيام.

في اليوم الأول وقبل الفجر، كنت أقفز  من فراشي على  صوت قرع طبل « المسحراتي » الرتيب والمتكرر وهو يدعو سكان الحي إلى الاستيقاظ لتناول وجبة السحور. الغريب في الأمر, أن مهنة  « المسحراتي » التي عفا عليها الزمان، كانت لا تزال تُمارس في ضواحي بعض الأحياء، وأصبحت تتمتع بشعبية كبيرة بفضل المسلسلات السورية الشهيرة قبل الحرب.

بعد ذلك، وابتداءً من ظهر نفس اليوم، تبدأ معمعة المطابخ وعمل ربات البيوت لإعداد أطباق « الإفطار ». تتعالى تدريجياً قرقعات أواني المطبخ، وتنبعث روائح التوابل القوية للوجبات المنزلية الشهية من الأرز والبرغل والدجاج المشوي والحلويات المحلية اللذيذة، لتملأ أركان عمارتنا وتَعْبق بها طويلاً، ناشرة نكهة وروح شهر رمضان.

قبل صلاة المغرب، كنت أقفل مكتبي وأعود إلى البيت مثل جميع السُكّان. في طريق عودتي أمرّ بسوق المدينة. كان المشهد دائماً مثيراً جداً واستثنائياً في هذا الوقت من العام. يشقّ المرء طريقه بصعوبة بالغة وسط صخب وضجيج الحشود المُنهمكة بشراء احتياجاتها قُبيل سَماع دَوي مدفع الإفطار. صرخات الباعة المتجولين تَصمّ الآذان. قرقعة الكؤوس النحاسية لبَاعة العرقسوس والتمرهندي تتصاعد في كل مكان. عربات الدفع الصغيرة تملأ الساحة وتَسدُ الممرات وتجْعل من السير مشقّة حقيقية. أما المحلات الكبيرة والصغيرة، فتكتظ بكل أنواع الأطعمة والحلويات الرمضانية التقليدية الشهية. المُتَسوقون المٌنهكون، ومعظمهم من الرجال، كون النساء لديهن مهام مطبخية في المنزل، يستعجلون للوصول إلى منازلهم لتناول الإفطار مع عائلاتهم. في هذه الأثناء، أتَدَافع وسط الزحام لأشتري الخبز الرمضاني الطازج  » المعروك « ، وبعض الحلويات الأخرى مثل المشبك، قمر الدين ، والتمور … . لم يكن أولادي يتوقعون عودتي إلى المنزل خالي الوفاض.

قبل سماع دوي المدفع بقليل, تصبح الشوارع مهجورة تمامًا وتتوقف الحياة في المدينة. فقط أصوات الآذان ترتفع من المساجد، وبالطبع، قرقعة الصحون والملاعق وأصوات الجيران من الشُرفات القريبة. إنه الإفطار ، وقت لمّ شَمل الأهل للاستمتاع بالوجبات اللذيذة والمشاركة بفرحة وروحانية رمضان.

بعد « الإفطار » مباشرة، تترقب العائلات بشغف كبير بَث الحلقة الأولى من المُسلسلات الرمضانية السورية الشهيرة التي تُبْقيهم مُلتصقين بأجهزة التلفاز حتى اليوم الأخير من الشهر الفضيل.

لم يبق الآن سوى أياماً مَعْدودة على نهاية شهر الصيام. أفَكِرُ في حَينا الذي أصبح خالياً من أهله والمدينة الجميلة التي أصبحت شبه مهجورة، وآلاف الأسر السورية النازحة والمُشتتة التي تعيش في مخيمات لجوء مؤقتة في ظل ظروفٍ لا إنسانية، تكافح من أجل الحصول على وجبة إفطارٍ بسيطة.

دونو هـ

Version française du texte

La version française du texte est parue dans Voix d’Exils sous le titre « Le ramadan vu par un syrien non-musulman » le 20 juin 2017. Cliquez ici pour accéder à la version française du texte




Criminalité et migration en Suisse

Source: pixabay.com CC0 Creative Commons

Enquête – les prisons romandes paient-elles « les factures de la politique migratoire » ?

 

Franz Walter, directeur de prison, affirme que « les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effets considérables ». Il a aussi constaté que 80% des détenus dans les prisons romandes sont des étrangers et spécifié des origines ethniques. Enquête sur ces observations et sur les effets qu’elles produisent.

Le 18 février, le journal TV de 19h30 de la RTS a interviewé Franz Walter, directeur des établissements pénitentiaires de Bellechasse (Fribourg), sur la surpopulation et l’origine des détenus dans les prisons de Suisse romande. Pendant l’émission, M. Walter a affirmé que « les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effets considérables ». Il a aussi constaté que 80% des détenus des prisons romandes sont des étrangers et que les origines ethniques les plus représentées se trouvent dans les pays d’Europe de l’Est, l’Afrique noire et le Maghreb.

Les observations de Monsieur Walter, qui a par ailleurs commencé sa carrière dans le domaine des migrations au sein de l’Office fédéral des réfugiés, qui est entretemps devenu le Secrétariat d’Etat aux Migrations nous interpellent. Nous avons décidé de mener une enquête sur ces observations et l’effet qu’elles produisent. Précisément, nous avons : contacté l’Office fédéral de la statistique et Monsieur Walter lui-même pour procéder à la vérification des données ; contacté Philippe Gottraux, sociologue à l’Université de Lausanne et André Kuhn, criminologue à l’Université de Neuchâtel, pour nous aider à analyser les données ; étudié la couverture du sujet par d’autres médias et organisations ; et contacté le Service de lutte contre le racisme et la Commission fédérale contre le racisme pour leurs positions sur le sujet.

A la recherche des sources

S’agissant les données présentées sur les proportions des détenus étrangers et leurs origines, Monsieur Walter ne nous a ni fournis, ni aidé à établir le contact avec la personne sous la direction de laquelle ces données ont été traitées pour lui. L’OFS nous a fourni la statistique de la proportion de détenus étrangers dans les prisons latines pour la période de 2004-2017 ce qui confirme par la moyenne annuelle la donnée de M. Walter, soit 80%. Nous n’avons en revanche reçu aucune information sur les origines ethniques majoritaires des détenus dans les prisons romandes.

Mise en perspective des données de M. Walter

Dans sa communication avec Voix d’Exils, Philippe Gottraux, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, relève que la situation dans les prisons romandes peut être expliquée plutôt par des facteurs sociaux (situation financière, sociale, etc.) que par le statut ou par l’origine. Il suggère en outre que la discussion devrait prendre en compte les résultats des recherches connexes des sociologues et des criminologues au lieu de « désigner les étrangers comme cibles de tous les maux de la société suisse » et aller « dans le sens du discours d’une certaine droite politique ». M. Gottraux attire aussi l’attention sur l’interaction entre Monsieur Walter et la journaliste, car elle ne questionne pas les observations de son interlocuteur.

Dans son article publié dans la revue en ligne asile.ch, André Kuhn, professeur de criminologie et de droit pénal à l’Université de Neuchâtel, affirme qu’en générale, la nationalité n’influence pas la criminalité, bien que les étrangers représentent 20% de la population et 50% des condamnés en Suisse. Il explique que la considération de la corrélation entre deux phénomènes dans ce cas : la criminalité et un seul autre facteur n’explique rien, mais peut conduire à des conclusions politiques. Donc, il faut considérer tous les facteurs en même temps. Dans l’ordre d’importance, il identifie : le sexe, l’âge, le niveau socio-économique et le niveau de formation. Le professeur assure que la nationalité n’explique pas la criminalité, tout comme la taille de la personne ne l’explique pas. La nationalité ainsi que la taille sont déjà compris dans les autres facteurs. Considérant ces autres facteurs, les criminels sont plutôt des jeunes hommes défavorisés et moins bien formés. Il conclut que pour la prévention du crime, les actions sociales et éducatives sont à prendre en considération en priorité au lieu de pointer les migrants.

Dans sa communications avec Voix d’Exils, le professeur Kuhn constate en outre que le niveau des étrangers dans les prisons romandes étant plus élevé que dans le reste du pays comme le résultat d’une politique de migration différente en Suisse romande que dans d’autres régions de Suisse n’est pas vérifiable. Ceci n’est qu’une hypothèse. Et la différence entre 50% des étrangers dans les condamnations et 80% dans les prisons montre que « le système pénal ne fonctionne pas de la même manière pour les étrangers que pour les Suisses » et les étrangers sont plus souvent condamnés à la prison.

Du pain béni pour les organisation de droite anti-immigration

Les observations de Monsieur Walter n’ont pas été abondamment couvertes par les médias. Concernant la différence entre les proportions d’étrangers dans les condamnations (50%) et les détenus (80%), un article paru dans Le Courrier semble donner une explication. Il souligne que la liberté conditionnelle n’est pas accordée aux étrangers sans statut de séjour, car ceux-ci, sans moyens de subsistance, « plongeraient dans la délinquance ». A part cet article, l’information a été partagée par des journaux ou organisations de droite anti-immigration, tels que :

Donc, sans surprise, ce sont des organisations de droite anti-immigration qui ont profité et relayé les observations de M. Walter pour faire avancer leurs agendas anti-migratoire.

S’agissant du Service de lutte contre le racisme et de la Commission fédérale contre le racisme, ces organismes n’ont pas voulu se prononcer sur le sujet.

M. Walter, un employé du secteur public, a exprimé de tels propos dans un média public un dimanche soir quand beaucoup de monde était devant la télé. On peut imaginer l’impact d’une telle intervention. Pourtant, il n’est pas un expert, et la journaliste de la RTS a accepté ses observations sans les contrebalancer ou les questionner. Je pense que les observations de Monsieur Walter, la manière dont la statistique a été présentée, le dispositif choisi de présentation peuvent attiser la haine en Suisse romande envers les immigrés en général et envers des origines spécifiques.

MHER

Membre de la rédaction vaudoise de Voix d’Exils