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Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains

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Nos mères nous ont mis au monde libres : pourquoi l’esclavage existe-t-il encore?

En ce jour, écoutons les cris de ces enfants, femmes et hommes qui cherchent à se libérer du crime qui a détruit leurs vies. Brisons les chaînes de ce fléau et détruisons son poison, qui ronge nos sociétés, pour parvenir à la paix.

Qu’est-ce que la traite des êtres humains ? Selon la définition officielle de l’ONU, il s’agit du « fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou accueillir une personne en ayant recours à la force, à la contrainte, à tromperie ou à d’autres moyens, en vue de l’exploiter. »

Des origines lointaines

Les racines de ce phénomène remontent à des milliers d’années. Dans l’Antiquité, il y avait des marchés où l’or, l’argent et les esclaves étaient échangés ; c’était l’époque du règne des maîtres sur les esclaves et des pires formes d’exploitation du fort sur le faible. Aujourd’hui, ces abus se perpétuent dans nos sociétés contemporaines où des criminels continuent d’exploiter la faiblesse de certaines personnes et les utilisent comme un moyen pour gagner de l’argent.

Des chiffres impressionnants

La traite des êtres humains est «l’une des activités les plus lucratives du crime organisé : chaque année, elle génère au niveau mondial un chiffre d’affaires estimé à 32 milliards de dollars.» L’organisation internationale du travail (OIT) a estimé le nombre de victimes à 40,3 millions en 2016, dont 24,9 millions de victimes du travail forcé et 15,4 millions de victimes du mariage forcé. L’OIT a établi qu’une victime sur quatre est un enfant.L’OIT a également mis en évidence que les femmes et les filles représentent 99% des victimes dans l’industrie du sexe, et 58% dans d’autres secteurs. Selon 50forfreedom, « environ une victime sur cinq est concernée par l’exploitation sexuelle. La plupart des personnes victimes de l’esclavage travaillent dans des secteurs comme l’agriculture, la pêche, la construction, l’industrie, les mines, les services et le travail domestique. »

Un mal tentaculaire

Ce fléau n’a pas de frontière, il est dispersé dans le monde entier et aucun pays ne peut se dire à l’abri ; la traite corrompt la vie humaine même dans les pays les plus avancés, malgré les progrès matériels réalisés et en dépit des progrès moraux liés à la diffusion des principes de liberté, d’égalité et de justice.

De lourdes conséquences

Ce phénomène a des conséquences psychologiques pour les victimes mais également sociales, sanitaires ou encore économiques. Sur le plan mondial, les entreprises sont confrontées à la concurrence de compagnies qui tirent profit de l’esclavage contemporain, ce qui les pousse à réduire les salaires de leurs employés par exemple.

Les personnes les plus vulnérables sont les pauvres, les opprimés et les réfugiés qui ont fui le fléau de la guerre et de la pauvreté pour se retrouver en proie à ces personnes et organismes (dont on ne connaît pas l’identité) qui ignorent le sens de l’humanité et pratiquent les pires formes de brutalité contre les droits humains, la liberté et la dignité.

La traite des êtres humains constitue à l’évidence une violation très grave des droits de l’homme et de sa dignité.

Nous espérons que des efforts intenses seront consentis pour mettre fin à ce crime, afin d’éviter de nouvelles victimes.

Aya

Membre de la rédaction valaisanne de Voix d’Exils

Pour aller plus loin:

Une lueur d’espoir au bout du tunnel des sans-papiers genevois, article paru dans Voix d’Exils le 30.03.2017.

Plus de 100’000 sans-papiers sont discrètement exploités en Suisse, article paru dans Voix d’Exils le 05.12.2014.

 

 

 



Un commentaire a Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains

  1. Jed Gafner dit :

    Nos mères nous ont mis au monde libres… Vraiment ?

    J.-J. Rousseau pensait la même chose : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Dans le but de changer cette situation paradoxale, il a élaboré son ouvrage Du contrat social ou Principes du droit politique en 1762.
    Pourquoi donc le problème perdure-t-il ?

    Principalement parce que tous ceux qui comme lui s’attaquent avec beaucoup d’énergie et de sincérité à ce problème, en négligent ou en rejettent la composante fondamentale qui fait qu’AUCUN HUMAIN ne né libre. Nos mères nous mettent au monde esclaves de ce qui les emprisonne elles-mêmes dès leur conception : ce qu’on appelle le péché originel. La nature de cet esclavage, son origine et ses implications étaient très mal compris par Rousseau et la majorité des penseurs actuels n’en ont pas une vison plus claire. Ce n’est pourtant pas une notion bien compliquée si on lit les textes sacrés avec l’humilité qui leur est due.

    Les écrits bibliques affirment que l’humain a été conçu pour vivre éternellement sur terre dans la mesure où il collaborerait volontairement avec le Créateur de leur vie et de tout ce qui la rendait possible.
    Le premier couple ayant délibérément choisi de se déconnecter de cette source de vie, il est devenu mortel et incapable d’atteindre le but qui lui était proposé. Il a donc commencé à pécher, c’est-à-dire : manquer la cible (selon le sens original du mot en hébreux et en grec), et il a transmis ce défaut à tous ses descendants dont nous faisons partie.

    Cette situation a donné naissance à un sentiment paradoxal qui nous anime : bien que nous nous sachions mortels, nous n’arrivons pas à nous satisfaire de cette limite, nous avons un besoin inné d’immortalité. C’est la conscience de ce paradoxe nous rend si différents des autres êtres vivants.
    Dans la pratique cela se traduit par un désir inné de vivre mieux et la peur de vivre moins bien. Cette peur du ‘moins bien’ est en fait une peur de la mort dans son sens large : mort sociale, mort professionnelle, mort affective, etc. Cette peur nous conduit naturellement à rechercher des moyens de vivre plus vite, plus facilement, plus confortablement et d’être trop souvent prêts à tromper ou opprimer les autres pour avancer vers ce but.
    Cela est d’autant plus facile que celui qui est la cible de cette oppression est lui aussi mû par ces mêmes sentiments : désir de vivre mieux et peur de mourir. Par exemple : Combien de femmes se font régulièrement attirer par les promesses d’une meilleure situation puis se font ensuite contraindre à la prostitution par peur de représailles sur elles-mêmes ou sur leur famille ?

    Il est évidemment louable d’essayer de libérer ceux qui sont victimes des formes les plus odieuses d’esclavage, mais la vraie solution doit pouvoir mettre définitivement fin non seulement à ces crimes extrêmes mais aussi aux formes plus subtiles d’oppression telles que les pressions professionnelles et tout ce qui mène à la dégradation globale des conditions de vie. Cette solution implique fondamentalement de libérer les humains de la peur de tout type de mort en leur donnant la certitude que leur besoin inné d’éternité et de bonheur sera comblé.

    C’est dans ce but que le Créateur a commencé dès l’origine à donner les informations sur la manière dont il allait réaliser son projet tout en respectant le choix de ses opposants et de ceux qui leur succéderaient. Ces opposants ont de leur côté tenté d’obscurcir ces informations dans le but d’augmenter leur pouvoir illégitime sur les autres créatures.
    La première victoire des oppresseurs est de nous faire croire qu’un tel espoir est utopique. Les plus à blâmer dans ce domaine sont certainement les responsables religieux qui, bien avant J.-J. Rousseau et jusqu’à aujourd’hui, ont sournoisement obscurci la notion du péché originel et les informations provenant de la source de toute vie.

    Si la vraie liberté vous attire, je ne saurais que vous inviter à consulter le site jw.org qui propose actuellement en page d’accueil le dossier « Rien de mieux que cette vie ? ». Il explique non seulement comment la mort physique sera vaincue, mais aussi comment on peut dès aujourd’hui se libérer de tout type d’esclavage en se reconnectant à la source de l’immortalité.

    Parce que la vraie liberté consiste non seulement à pouvoir traverser sa rue sans avoir peur de mourir, mais surtout à pouvoir traverser n’importe quelle situation de la vie sans avoir d’autre peur que celle de se déconnecter soi-même de la source de la vie. C’est une liberté qui nous permet de vaincre n’importe quel oppresseur.

    Jed

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